Types de personnalité : Mieux comprendre nos fonctionnements et ceux des autres

Je suis unique, je suis moi-même.
Comme tout le monde, je pense être différent. Et c’est vrai. Personne ne pourra jamais complètement nous connaître et nous comprendre.
C’est ce qui fait la richesse des rencontres.

Mais d’un autre côté, je vois bien que certaines personnes ont une manière de fonctionner assez proche de la mienne. Alors qu’avec d’autres, nos fonctionnements sont totalement différents, voire opposés.

Si l’on pouvait comprendre simplement les différentes façons de fonctionner, ce serait génial non ? On pourrait savoir comment les autres fonctionnent, s’adapter pour mieux communiquer, éviter les conflits inutiles…

La bonne nouvelle, c’est que les différentes façons de fonctionner ont été étudiées et qu’il existe des classifications très puissantes des types de personnalité.

Plusieurs modèles décrivent les types de personnalité : certains se concentrent sur le mode de fonctionnement conscient, d’autres sur les motivations inconscientes.
Cet article va s’intéresser au modèle le plus courant, Myers-Briggs, qui décrit 16 types et leurs manières de fonctionner.

Pourquoi s’intéresser aux types de personnalité

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Le bonheur est une compétence qui se cultive


Il y a beaucoup de choses qu’on nous apprend dans la vie. Comment se comporter, quelles sont les règles à suivre, comment s’occuper de ses besoins.
Mais il y a une chose qu’on ne nous apprend pas, et qui pourtant est fondamentale pour vivre une vie positive : le bonheur est une compétence qu’on peut développer et travailler. Et qui est déterminante concernant la qualité de notre vie.

Avant de m’en rendre compte, j’essayais comme tout le monde de faire les choix qui m’amèneraient vers une vie heureuse.
Je me disais que le mieux était de suivre l’exemple des gens qui « réussissent » dans la vie. C’est à dire, de poursuivre des réalisations extérieures : posséder des choses, avoir une situation « prestigieuse », des amis, une famille.
Mais je ne savais pas que le bonheur n’est pas uniquement lié aux circonstances extérieures.

Certaines personnes sont naturellement heureuses et enjouées alors que d’autres sont plus anxieuses et pessimistes. Mais au-delà de nos prédispositions et de notre nature, ne pourrions-nous pas apprendre à être heureux en travaillant cette compétence ?
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Pourquoi j’évite de trop m’informer ?

« On est entouré par tellement d’informations qui paraissent importantes, qu’on se sent débordé par la pression sans fin de toujours rester à la page » – Nicolas Carr

Pendant longtemps, l’information était une ressource plutôt rare et y avoir accès était un vrai défi.
Mais aujourd’hui, grâce aux technologies, aux médias, à internet, aux smartphones, nous avons un accès continu à une quantité gigantesque d’informations.
Nous pouvons suivre les actualités n’importe quand, en sortant notre smartphone ou en allumant la TV.

En moyenne, en Europe, les téléspectateurs regardent 3h55 de télévision par jour (étude Eurodata TV Worldwide en 2015). La consultation « d’informations » sur les téléphones est aussi en pleine croissance, il suffit de regarder autour de soi.

J’étais un gros consommateur, même si j’étais encore loin de la moyenne européenne. Mais je regardais presque tous les jours un journal télévisé et je lisais le journal en ligne.
Et comme si ce n’était déjà pas assez, quand j’avais un temps mort dans la journée, en faisant la queue ou en attendant quelqu’un, j’actualisais encore une fois mes fils d’actualités sur les réseaux sociaux et agrégateurs de news.
Je rentrais de plus en plus dans une consommation compulsive, à chercher la dernière news, à vouloir être au courant le plus possible et le plus vite possible.
Je passais trop de temps à suivre des histoires sur des évènements qui ne m’affectaient que très peu et sur des gens que je ne croisais jamais dans la réalité.
Puis j’ai décidé d’essayer de réduire ma consommation de news, de TV et de smartphone.
Et je me suis rendu compte de nombreux changements.
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Êtes-vous en pilote automatique ?

Deux jeunes poissons croisent le chemin d’un vieux poisson, qui leur fait signe de la tête en disant « Salut les jeunes. L’eau est bonne ? ». Les deux jeunes poissons se regardent et demandent « c’est quoi l’eau ? »

Je me souviens des premières années, après avoir terminé mes études et obtenu mon diplôme. J’étais enfin « libre » et indépendant. J’avais trouvé un bon travail qui me permettait de vivre confortablement.
Les semaines défilaient. Puis les mois et les années ont commencé à défiler.
Je n’étais pas malheureux, loin de là.

Au cours de ces années, j’ai peu évolué. J’ai bien sûr acquis des compétences « professionnelles », sportives, culturelles et relationnelles. Mais le temps défilait de plus en plus vite, tellement plus vite que l’évolution de ma vision du monde.
Je suivais le style de vie qui était normal après mon parcours, le style de vie par défaut. Je suivais, sans m’en rendre compte, des routines : réveil matin à 7h, travail, repas le soir à la maison ou au restaurant, bar ou TV. Des week-ends et quelques semaines de vacances par an pour recharger les batteries.

J’avais un système de croyances et de valeurs, une vision de la réalité et du monde que je n’avais jamais remis en question. Après tout, j’avais bien été formaté par le système et mon environnement.
Je n’étais pas conscient, je vivais en pilote automatique. Je vivais en réaction à des émotions, à des évènements.
Je n’étais pas conscient que j’avais le choix, que je pouvais changer fondamentalement.

Pourquoi un pilote par défaut ?

Nous voyons le monde à travers un prisme, qui nous renvoie notre vision de la réalité.
Cette réalité interne est composée de :

  • Notre système de croyances et de valeurs, qui nous permet de juger les évènements et les gens. Les valeurs sont nos fondamentaux sur lesquels on ne fait pas de compromis et nos croyances sont ce qui façonne totalement notre perception du monde.
  • Notre mental (notre voix et nos monologues intérieurs) ainsi que nos émotions. Nous sommes tous, durant une grande partie de la journée, dans nos pensées, à écouter notre voix intérieure et ses monologues.
  • Nos habitudes qui constituent les comportements et routines que nous faisons « automatiquement » et sans effort (se brosser les dents, s’habiller, prendre le café le matin, aller au sport, etc.). Ces habitudes permettent de libérer les ressources nécessaires à notre cerveau pour les activités plus complexes, comme la prise de décision et la réflexion.
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Travail en entreprise : comprendre les règles du jeu

« Entreprise : Un outil ingénieux pour récupérer des profits sans responsabilité individuelle » – Ambrose Bierce

Disclamer : Le modèle décrit dans cet article ne s’applique pas à toutes les entreprises. Je l’ai plutôt observé dans les grandes entreprises, à différents degrés. Bien qu’assez cynique, il est utile pour mieux comprendre les dynamiques et comment tirer son épingle du jeu.

Notre société occidentale est fondée autour de la valeur fondamentale du travail. Il suffit d’écouter les débats politiques pour s’en rendre compte. Un adulte passe la majorité de ses journées à son travail.
Certains sont satisfaits de leur travail et peuvent s’y épanouir, et si c’est votre cas, c’est très bien et précieux, profitez-en.

Mais pour beaucoup, c’était aussi mon cas, de nombreuses frustrations viennent avec le travail.
J’étais embêté de voir certains collègues qui travaillaient très dur, en étant consciencieux, stagner à leurs postes des années sans augmentations ni réelle reconnaissance. Alors que d’autres, souvent beaucoup moins consciencieux et « produisant » moins, montaient rapidement les échelons de la hiérarchie.
Comment ? Tout simplement en concentrant leurs efforts non pas sur la valeur réelle mais sur la valeur perçue, c’est à dire sur l’image et la visibilité de leur travail.
Et c’est assez simple, il suffit de parler fort en réunion, d’envoyer les bons mails pour s’attribuer le mérite des réalisations (qui ne sont pas totalement les nôtres), de créer des liens relationnels avec la hiérarchie (« networking » ou copinage).
Et d’utiliser son temps pour essayer de porter des « actions transverses » bien visibles, avec le reporting auprès de la hiérarchie. Tout ça prend du temps, et se fait donc à la place de la production de valeur réelle, que les autres collègues réalisent.
La valeur réelle est bien différente de la valeur perçue, et souvent son opposé. On pourrait parler d’illusion de la valeur.

Est-ce un problème ? En tout cas ça crée de grandes frustrations parmi ceux qui travaillent vraiment, et peut conduire certains (qui ne veulent pas jouer le jeu de la politique et du copinage) à ne plus s’investir et faire le strict minimum.

Il y a trois types de personnes en entreprise. Ceux qui ont compris qu’ils peuvent monter plus haut en faisant de la politique plutôt que du travail consciencieux. D’autres qui ont compris que venir au travail et faire le strict minimum payera pareil. Et ceux qui ne réalisent ni l’un ni l’autre.

L’entreprise n’est pas un être vivant et n’a donc pas de valeurs humaines (loyauté, reconnaissance). Ce sont donc les dynamiques et « règles » (normes culturelles et sociétales) qui régissent le fonctionnement interne.
Ces principes ont été théorisés par MacLeod et le Principe de Gervais et sont très intéressants pour mieux comprendre les dynamiques qui gouvernent le travail. Evidemment ces « règles » ne s’appliquent pas partout, et souvent de manière plus forte dans les grandes entreprises.

Après l’explication de ces principes, nous verrons comment essayer de tirer son épingle du jeu. Continuer la lecture de « Travail en entreprise : comprendre les règles du jeu »

Réussir sa vie ou réussir dans la vie ?

“Rien ne ressemble plus à des vies ratées que certaines réussites.” Julien Green

Quand je demande à quelqu’un ce qu’est « réussir sa vie », la réponse est souvent « être heureux ».
Bien sûr ça parait évident.
Mais c’est à dire ? Comment être heureux ?
On sait bien que l’argent ne fait pas le bonheur, bien qu’il y contribue. Mais au delà de la simplicité de ce proverbe que tout le monde connaît, que faisons-nous pour la plupart au quotidien ?
Si on ne définit pas nos priorités nous-mêmes en y réfléchissant réellement, ne laissons-nous pas la société les définir à notre place ?

La vision de la société

Notre société répète et nous apprend que Réussir c’est avant tout réussir matériellement.
Pour être heureux, il faut avoir un bon travail (un CDI bien payé), de l’argent, être propriétaire, des biens matériels. Il faut travailler durement et payer ses impôts, consommer et enfin partir à la retraite et mourir en paix.
C’est simple en somme.
Pourtant, même parmi les gagnants de ce modèle, la consommation d’antidépresseurs n’a jamais été aussi élevée.
Nous sommes nombreux à être stressés, anxieux et à subir une forte pression au quotidien sur notre travail, nos carrières.

On voudrait croire qu’aller travailler dans un bureau 8h par jour, pendant plus de 40 ans est la recette de la réussite ? Même si ce travail n’est pas souvent épanouissant et ne permet pas de nous éclater.
En arrivant le soir fatigué après sa journée et en se posant devant la TV sans énergie après avoir terminé les corvées ménagères ? Tout ça pendant nos meilleures années de la vie, en attendant la prochaine grosse bouffée d’oxygène, nos congés.
Et bien sûr grâce à ce travail dur, on pourra peut être avoir une augmentation et plus l’argent pour consommer plus : acheter le nouvel iphone ou une plus belle voiture.

« On fait un travail qu’on déteste pour acheter des choses dont on n’a pas besoin pour impressionner des gens qu’on n’aime pas » – Tyler Durden dans Fight club

Et finalement, après ces 40 ans d’efforts à travailler pour des actionnaires, je peux enfin partir à la retraite de profiter de mon temps. Mais plus de ma santé ni de l’énergie de ma jeunesse.

Est-ce qu’il n’y a pas un problème ?
Tous ces efforts permettent-ils vraiment d’augmenter sa réussite personnelle (son bonheur) ?

Ce qui compte vraiment

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